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    January 03

    De la joie, du bonheur, de l'amour, la santé et la paix dans le monde ...

     
     
     
    Meilleurs voeux a vous tous pour 2009
     
     

    La bise ... Paul Verlaine

    La bise se rue à travers
    Les buissons tout noirs et tout verts,
    Glaçant la neige éparpillée
    Dans la campagne ensoleillée.
    L'odeur est aigre près des bois,
    L'horizon chante avec des voix,
    Les coqs des clochers des villages
    Luisent crûment sur les nuages.
    C'est délicieux de marcher
    A travers ce brouillard léger
    Qu'un vent taquin parfois retrousse.
    Ah! fi de mon vieux feu qui tousse!
    J'ai des fourmis plein les talons.
    Debout, mon âme, vite, allons!
    C'est le printemps sévère encore,
    Mais qui par instants s'édulcore
    D'un souffle tiède juste assez
    Pour mieux sentir les froids passés
    Et penser au Dieu de clémence...
    Va, mon âme, à l'espoir immense!

    December 21

    Joyeux Noël

        JOYEUX NOEL A VOUS TOUS ...
    March 04

    Le printemps est là ...

    mars 159  mars 235  
     
     
     mars 311  mars 328
     

    Mars et le printemps ...

       mars 221  mars 092      
                                     
    Premier sourire de printemps
    Mars qui rit malgré les averses

    de Théophile Gautier 
     
     Tandis qu'à leurs œuvres perverses
    Les hommes courent haletants,
    Mars qui rit, malgré les averses,
    Prépare en secret le printemps.
     
    Pour les petites pâquerettes,
    Sournoisement lorsque tout dort,
    II repasse des collerettes
    Et cisèle des boutons-d'or.
     
    Dans le verger et dans la vigne,
    II s'en va, furtif perruquier,
    Avec une houppe de cygne,
    Poudrer à frimas l'amandier.
     
    La nature au lit se repose ;
    Lui, descend au jardin désert
    Et lace les boutons de rose
    Dans leur corset de velours vert.
     
    Tout en composant des solfèges
    Qu'aux merles il siffle à mi-voix,
    II sème aux prés les perce-neige
    Et les violettes au bois.
     
    Sur le cresson de la fontaine
    Où le cerf boit, l'oreille au guet,
    De sa main cachée il égrène
    Les grelots d'argent du muguet.
     
    Sous l'herbe, pour que tu la cueilles,
    II met la fraise au teint vermeil,
    Et te tresse un chapeau de feuilles
    Pour te garantir du soleil.
     
    Puis, lorsque sa besogne est faite,
    Et que son règne va finir,
    Au seuil d'avril tournant la tête,
    II dit : « Printemps, tu peux venir ! »
     
    February 10

    L'arbre

    février 257  février 294  février 443

    Citer

    L'arbre

     

    L'arbre

    Tout seul,
    Que le berce l'été, que l'agite l'hiver,
    Que son tronc soit givré ou son branchage vert,
    Toujours, au long des jours de tendresse ou de haine,
    Il impose sa vie énorme et souveraine
    Aux plaines.

    Il voit les mêmes champs depuis cent et cent ans
    Et les mêmes labours et les mêmes semailles ;
    Les yeux aujourd'hui morts, les yeux
    Des aïeules et des aïeux
    Ont regardé, maille après maille,
    Se nouer son écorce et ses rudes rameaux.
    Il présidait tranquille et fort à leurs travaux ;
    Son pied velu leur ménageait un lit de mousse ;
    Il abritait leur sieste à l'heure de midi
    Et son ombre fut douce
    A ceux de leurs enfants qui s'aimèrent jadis.

    Dès le matin, dans les villages,
    D'après qu'il chante ou pleure, on augure du temps ;
    Il est dans le secret des violents nuages
    Et du soleil qui boude aux horizons latents ;
    Il est tout le passé debout sur les champs tristes,
    Mais quels que soient les souvenirs
    Qui, dans son bois, persistent,
    Dès que janvier vient de finir
    Et que la sève, en son vieux tronc, s'épanche,
    Avec tous ses bourgeons, avec toutes ses branches,
    - Lèvres folles et bras tordus -
    Il jette un cri immensément tendu
    Vers l'avenir.

    Alors, avec des rais de pluie et de lumière,
    Il frôle les bourgeons de ses feuilles premières,
    Il contracte ses noeuds, il lisse ses rameaux ;
    Il assaille le ciel, d'un front toujours plus haut ;
    Il projette si loin ses poreuses racines
    Qu'il épuise la mare et les terres voisines
    Et que parfois il s'arrête, comme étonné
    De son travail muet, profond et acharné.

    Mais pour s'épanouir et régner dans sa force,
    0 les luttes qu'il lui fallut subir, l'hiver !
    Glaives du vent à travers son écorce.
    Cris d'ouragan, rages de l'air,
    Givres pareils à quelque âpre limaille,
    Toute la haine et toute la bataille,
    Et les grêles de l'Est et les neiges du Nord,
    Et le gel morne et blanc dont la dent mord,
    jusqu'à l'aubier, l'ample écheveau des fibres,
    Tout lui fut mal qui tord, douleur qui vibre,
    Sans que jamais pourtant
    Un seul instant
    Se ralentît son énergie
    A fermement vouloir que sa vie élargie
    Fût plus belle, à chaque printemps.

    En octobre, quand l'or triomphe en son feuillage,
    Mes pas larges encore, quoique lourds et lassés,
    Souvent ont dirigé leur long pèlerinage
    Vers cet arbre d'automne et de vent traversé.
    Comme un géant brasier de feuilles et de flammes,
    Il se dressait, superbement, sous le ciel bleu,
    Il semblait habité par un million d'âmes
    Qui doucement chantaient en son branchage creux.
    J'allais vers lui les yeux emplis par la lumière,
    Je le touchais, avec mes doigts, avec mes mains,
    Je le sentais bouger jusqu'au fond de la terre
    D'après un mouvement énorme et surhumain ;
    Et J'appuyais sur lui ma poitrine brutale,
    Avec un tel amour, une telle ferveur,
    Que son rythme profond et sa force totale
    Passaient en moi et pénétraient jusqu'à mon coeur.

    Alors, j'étais mêlé à sa belle vie ample ;
    Je me sentais puissant comme un de ses rameaux ;
    Il se plantait, dans la splendeur, comme un exemple ;
    J'aimais plus ardemment le sol, les bois, les eaux,
    La plaine immense et nue où les nuages passent ;
    J'étais armé de fermeté contre le sort,
    Mes bras auraient voulu tenir en eux l'espace ;

    Mes muscles et mes nerfs rendaient léger mon corps
    Et je criais : " La force est sainte.
    Il faut que l'homme imprime son empreinte
    Tranquillement, sur ses desseins hardis :
    Elle est celle qui tient les clefs des paradis
    Et dont le large poing en fait tourner les portes ".
    Et je baisais le tronc noueux, éperdument,
    Et quand le soir se détachait du firmament,
    je me perdais, dans la campagne morte,
    Marchant droit devant moi, vers n'importe où,
    Avec des cris jaillis du fond de mon coeur fou.

    Emile Verhaeren (1855 - 1916)

    December 31

    2008 gros bisous pour l'an nouveau

    bonne%20annee%20pensive
    De la part de Bérilune!

    Noel

    Que la paix descende sur la terre .....
    JOYEUX NOEL A TOUS
     
    November 13

    Merci!

    Merci de votre visite sur mon humble blog...Voici déjà l'automne, et tout ce qui nous reste de l'été...ce sont de jolies photos et de beaux souvenirs!
    Vous aurez compris que je suis une passionnée de la nature et de toutes ses bestioles !!!Clin d'oeil
    C'est toujours avec plaisir que je lis vos commentaires!
    POUPETTE